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Et si la voiture à hydrogène soutenait la production électrique verte ?

Et si d’aventure EDF cessait un jour d’acheter à un prix intéressant la production électrique des petits producteurs indépendants ? A cette question, le groupe Ondulia de la holding CANTOS a apporté une réponse innovante, sous la forme d’une véhicule hybride électrique-hydrogène.

Lors du dernier salon Eco-Energie Midi-Pyrénées qui s’est déroulé les 5, 6 et 7 octobre dans les halls I et II du Laminoir de Decazeville, le public a pu découvrir un véhicule hybride électrique-hydrogène tout à fait singulier. Outre cette singularité, cet engin était présenté par le Decazevillois Lilian CANTOS, Directeur de la société Ondulia (l’une des entreprises de la holding CANTOS) dont le siège est basé à Decaeville.

Ce prototype est réalisé à partir d’un petit véhicule tout électrique dont une partie des batteries a été enlevée et remplacée par une pile à combustible de 1 KW.

Assocaition d’idées

C’est Lilian CANTOS en persoone qui est à l’origine de ce prototype. Sa réflexion, pour faire court, a été la suivante : « Aujourd’hui, nous sommes, nous groupe Ondulia, producteur d’énergie électrique à partir d’énergies renouvelables. Pour l’instant, cette production est intégralement réinjectée sur le réseau électrique national. Or, il n’est pas exlu qu’à l’avenir la donne change. Si tel était le cas, comment valoriserons-nous cette énergie ? Pourquoi ne fabriquerait-on pas de l’hydrogène par électrolyse de l’eau ? Ce serait une façon de stocker l’énergie (hydrogène) afin de pouvoir la réutiliser ensuite grâce au procédé inverse de l’électrolyse, dans une pile à combustion ». C’est ainsi que le producteur d’électricité devient également producteur d’hydrogène. Le véhicule n’est qu’un support technologique. On aurait pu faire avec un groupe électrogène !

Le concept, pour ingénieux qu’il est, n’est donc pas à proprement parler une invention, mais plotôt une association d’idées. On associe une pile à combustible à un véhicule électrique de façon à augmenter son autonomie, tout en abaissant son poids (en lui enlevant des batteries). Avec un avantage de taille puisque sa recharge est immédiate, et évite l’indisponibilité du véhicule qui peut durer plusieurs heures. Il suffit de refaire le plein d’hydrogène. Quant à la puissance de l’engin – donc également sa vitesse de propulsion – il suffit de trouver un juste équilibre entre la puissance de la pile à combustible, et le poids total du véhicule, poids des batteries pris en compte.

« Aujourd’hui, indique Jean-Michel HAZARD, le bras droit de Lilian CANTOS, cette technologie est en train de se développer puisque de grands constructeurs se lancent dans l’aventure. Ce qui freine, c’est qu’il n’y a pas encore de logistique sur le territoire. En d’autres termes, pour que ça fonctionne, il faudra que les stations services s’équipent en distributeurs d’hydrogène… »

Objectif atteint

Pour Lilian CANTOS et son équipe, le prototype a donc rempli sa mission. « Pour nous, l’objectif est atteint, confirme Lilian CANTOS. Il est atteint puisque nous avons fait la démonstration que la technologie existe et qu’il suffit de la mettre en oeuvre, de la développer. Nous avons, à notre niveau, participé à la réflexion. Nous n’avons jamais eu la volonté, ni même le désir, de nous lancer dans la commercialisation de véhicules, fussent-ils électriques. En terme de bilan carbone, c’est excellent puisque l’électricité qui sert à produire l’hydrogène est de l’électricité verte et que la pile à combustible alimentée à l’hydrogène n’émet aucune polution ».

« Pour peu, compléte Jean-Michel HAZARD, que l’on produise l’hydrogène au plus près du réseau de distribution, sans transport donc, on tendra alors à obtenir un empreinte carbone nulle. »

Pour cela, il conviendra également que les gros pétroliers lachent un peu la pression. Ou alors que les coûts d’extraction du pétrole augmentent encore de façon considérale. En tout état de cause, la technologie de ce prototype pourrait bien préfigurer la technologie des véhicules de demain. Les deux interlocuteurs en sont convaincus. C’est incontestablement à leurs yeux « l’un des outils du mix énergétique de demain ».

Source : Centre presse – 30 octobre 2012 – Article de Philippe BOSCUS

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